J’ai plus de lait…

Alexis a 8 mois, 7 jours, et 19h.

Un beau gros bébé en santé, avec des grosses cuisses et d’immenses bajoues. “Un vrai bébé allaité” comme disent les grands-mère.

Cela fait plus de 8 mois que je persévère dans mon allaitement pour lui donner le meilleur de moi-même. J’avoue que c’est pas mal rendu mon mode de vie, d’allaiter. Je ne bois plus, je mange bien, je me couche tôt, je porte des tenues adaptés, je tire mon lait le plus possible, je vis avec les changements que ça apporte à mon corps, j’accepte d’être une suce toujours en service, je me sors un sein devant à peu près n’importe qui, je vois mes seins d’une autre façon, j’endure la douleur des premières dents sur mes mamelons, quand je suis malade je ne prends aucun médicament pour m’aider, j’endure et je suis toujours disponible pour donner le seins à bébé.

Il y a de cela une semaine, j’ai découvert que je n’avais plus autant de lait qu’au début. J’ai pleuré (ben oui, on pleure pour ça). J’ai eu l’idée de plus tirer mon lait pour en avoir plus par la suite, mais sans succès. Comme si mon corps avait décidé que j’avais assez donné. Je suis contente dans un sens… Dans d’un autre j’en pleure comme une madeleine.

La fin de ce chapitre me fait réaliser à quel point ça passe vite la vie. Parce que finalement, je chiale beaucoup, mais j’adore ça allaiter mon bébé. J’aime savoir qu’il se sent si en sécurité près de moi, ce qui me sécurise à la fois. J’aime ce petit moment d’amour inconditionnel qui se passe entre nous lorsque je l’allaite. J’aime que ce soit une façon de le calmer lorsqu’il est énervé. J’aime que ce soit personnel à nous deux, et personne d’autre!

Dans mon idéal, je voulais allaiter 9 mois. Pas mal, non? Je suis plutôt fière de moi pour cela. Parce que c’est dur allaiter. C’est déjà difficile d’avoir un enfant et de passer ses besoins avant les nôtres. C’est difficile aussi de s’empêcher de plein de belles choses pour lui donner que du bon de nous même.

Lorsque je me suis séparé du papa d’Alexis, tout le monde me disait d’arrêter l’allaitement. Que ce serait trop prenant, trop difficile. Parce que toute seule à la maison avec bébé, je deviendrais complètement dingue. Je suis presque devenue dingue, oui! Mais j’ai toujours été ferme, je ne voulais pas arrêter l’allaitement! J’avais attendu si longtemps ce moment où j’allais produire la nourriture de mon bébé. Personne n’allait pouvoir m’en empêcher. Tête de cochon que je suis, je me suis rendu loin. Mais je dois avouer que ça va peut-être effectivement me faire du bien… Même si je ne sais pas ce que je vais faire de tout ce temps libre… Mais bon!

Ça m’a pris environ 2 mois me faire à l’idée d’arrêter l’allaitement, ça m’a pris à peu près 1h20 dans l’allée du lait maternisé du Familiprix pour choisir LE lait qui allait me remplacer. Le bon, le meilleur. Puis, ça en a prit 4 différents avant qu’Alexis me donne son Ok pour le Similac. Je pense qu’une sorte de plus, et je revenais sur ma décision d’arrêter l’allaitement et je jetais ce que j’avais acheté…

Alors voilà. Je pleure ma vie en me disant que c’est fini. La fin d’un chapitre, le début d’un autre.

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