Les mains dans la face

Vous êtes vous déjà mis les mains dans la face, parce que vous pensiez que ça vous aiderait à passer au travers une grosse émotion? Les mains bien pressées sur les yeux et les joues. Ne sachant pas vraiment si vous étiez encore capable de pleurer, ou bien si ça valait la peine de le faire. C’est vraiment pas agréable cette sensation-là, et c’est exactement ce que je vis depuis plusieurs mois. Cette sensation du “J’ai aucune idée de ce que je devrais faire” ou du “pourquoi ça m’arrive à moi?” ou du “pourquoi je ne peux pas juste être heureuse, criss?”

Ouais, s’il y a une chose que j’ai appris ces derniers mois, c’est que quand la vie s’acharne sur une personne, elle est capable de beaucoup, juste pour tester sa persévérance et sa force. Pour tout ceux qui me diront: “La vie te donne ce que tu es capable de supporter”, eh bien désolée, c’est non. Et pour ceux qui diront qu’on a un destin tout tracé et que rien n’arrive pour rien, eh bien non, juste non!

J’ai mon lot de bad luck présentement, et ce ne sont pas que des petites peines d’amour ou la perte d’un emploi. Non. Bien que je ne veux pas minimiser ce que les autres vivent, là n’est pas mon but. J’ai vécu le deuil, l’accouchement, la vie de couple, la tromperie, la brisure d’une famille, la solitude, l’incompréhension,  la perte et bien plus encore. Suis-je la seule à me demander où est la fin des problèmes? Parce qu’apparemment, une fois dedans, c’est difficile de s’en sortir, et impossible de s’en sortir seule.

Bon, là vous allez dire que je m’enfonce seule, que j’ai des pensées négatives, que je devrais méditer et retrouver le moi inconscient dans ma petite personne. Mais je l’ai fait. J’ai essayé d’être positive, de me lever avec le sourire, de ne pas m’apitoyer, de ne pas demander d’aide, ou d’en demander. Aucun changement, il y a toujours une autre bombe à l’horizon, prête à éclater et tout détruire sur son passage.

Alors pour celles qui pensent vivre une situation similaire, s’il-vous-plait, expliquez-moi pour que je comprennes. Racontez-moi que vous vous en êtes sorti vivante, mais ne me dites pas que c’était un passage obligé, je ne vous croirai pas. Car même si en quelque mois, j’ai acquis la maturité d’une femme plus rapidement que dans les dernières années, je ne vous croirez pas. Non. Ou bien je ne veux pas le croire, je ne sais pas trop.

 

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