Mon amie que j’ai perdu

Te rappelles-tu la fois où on était debout sur ton lit, pis qu’on chantait tellement fort la chanson de A Walk to Remember, qu’on en avait perdu la voix?

Toutes les fois où, malgré le désarrois de tes merveilleux parents, on a mis la cuillère directement dans le pot de Nutella pour oublier nos peines d’amour.

Les nombreuses fois où ta mère me prenait pour toi et vice versa parce qu’on se ressemblait trop.

Les films de peur qu’on a écouté dans ton salon style Africain pour se prouver qu’on était capable!

Le nombre de party qu’on est allé ensemble et d’où on revenait tard à dormir dans le même lit, ou passer une nuit blanche à juste parler.

Toutes les fois où on est allé magasiner ensemble et que ça durait des heures parce qu’on aimait beaucoup trop ça.

Tous les mensonges qu’on a partagé pour pas que nos parents s’en fasses trop.

Tous les secrets qu’on s’est dit avec confiance.

Tous les cours qu’on a passé à juste s’écrire des lettres et se les envoyer par le biais des autres élèves de la classe.

Les dattes à la pâte d’amande de ta mère.

Toutes ces pauses passées avec toi à prendre une marche dans l’école pour se raconter les plus sordides secrets.

Les enregistrements qu’on a fait sur mon enregistreur de voix où on niaise et on chante n’importe quoi.

Je me rappelles encore l’odeur de ta maison, ou le feeling que j’avais en entrant sans cogner parce que j’étais rendu part of the family.

Ouais, toutes ces fois-là, moi je m’en rappelle comme si c’était hier. Parce que t’as été un gros morceau dans ma vie… Et que tu l’es encore. Ben oui je sais, tu vas me dire que toi tu t’en criss, que t’es passé à autre chose le jour où j’ai osé juger ton choix de chum. Je sais que je suis peut-être allé trop loin dans mon élan de jeune fille, mais je pense aussi qu’il y a une bonne part de confusion dans tout ça. Parce que si c’était vraiment la bonne chose à faire, je me sentirais bien présentement! Et je te jure que c’est pas le cas, du tout.

Mon amie (si je peux t’appeler comme ça), tu m’as tellement condamné vite. Je t’aime, je m’ennuie de toi à en mourir. Quand je parle de toi, j’ai le moton dans la gorge et sérieusement, j’ai de la peine. Parce que notre amitié était tellement précieuse pour moi. Je ne peux pas croire que tu sois entré dans ma vie, pour que maintenant on en soit rendu à s’éviter complètement. Pis, s’éviter c’est un petit mot. Je le sais que tu m’as totalement bloqué de ta vie. Que tu t’es probablement moqué de mes choix, de mes cheveux ou de mon linge. T’as le droit…

Je sais aussi que y’a beaucoup de monde que j’ai connu qui n’ont été qu’une passe dans ma vie. Et c’était ben correct comme ça. Ils étaient ce dont j’avais besoin à ce moment, et c’était pareil de leur côté. Puis nos chemins se sont séparés en nous laissant des souvenirs mémorables, mais en comprenant que ça ne reviendrait pas. Pourquoi quand je pense à toi, c’est un goût amer qui me vient? Pourquoi est-ce que je m’ennuie autant?!

Tout ce que je veux c’est une petite soirée avec toi. À juste se raconter nos vies et boire une bière bien tranquille. Au pire, ce sera malaise pis on partira chacun de notre bord en se disant qu’on a beaucoup trop changé et que ça reviendra pas. Mais fuck, laisse-moi prendre de tes nouvelles. T’es même pas obligé de me pardonner, j’te demande juste de passer par dessus, pour voir. On était pareil, on ne peut pas être devenu si différentes…

Stp, offres-moi une heure de ton temps, un message ou un texto ma perfect.

Je t’aime encore…tsé

 

 

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